‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 421 sur 997 · Publ. Finances, P.J · texte numérisé non relu

Publ. Finances, P.J

LA VIE URBATN'E DE DOUAI, l 2»

contin>uaient, à chaque changement officiel du Magistrat, à « estre esleu » par le nouveau. Leur choix, docuuientairement, ne paraissait être soumis à aucune condition déterminée. Leurs fonctions comprenaient « le gouvernement, warde et congnoissance des orphenes et de leurs biens » tout à la fois ^. La forme de leur rôle était double, suivant que le tuteur existait ou non, avait été ou non désigné par le testateur. D'une part, disait-on ^, afin que les biens soient « wardé et viegnent à le congnoissance des ministres » et que, de plus, « leur dit office soit exaucie et entretenu », les tuteurs étaient obligés de faire de la fortune « bon compte et vray ensengnement » aux ministres, et en particulier, si des « deniers « existaient, de les leur « baillier et deUvrer » en tant qu'argent liquide, pour qu'ils soient (( emploies à l'ordonance de le taule », c'est-à-dire selon le sj^stème habituel des prêts à intérêt. Si, au contraire ^, les parents mouraient intestats, les gardes avaient à leur tour « la congnoissance des biens » et, par devant deux échevins, en faisaient faire un <( inventoire, les venderont et en feront le prouffit » des enfants dans les mêmes conditions. En effet, l'argent des orphelins constituait essentiellement une « taule », une banque de prêts à la ville ou à des particuliers en vue de le faire fructifier *. L'âge de la majorité était fixé à 22 ans pour les a maies » et à 16 pour les « fumielles ^ ». Enfm, la rétribution des ministres, par analogie avec celle des échevins, ne consistait pas en une « pention » fixe, mais pour leurs « frais » et pour le salaire, permanent alors, d'un clerc et d'un valet, ils prélevaient 1 % de l'argent des orphelins déposé dans leurs mains ^.

Du règlement précédent, on semble pouvoir déduire, à l'égard du fonctionnement de l'organisme, que si, d'une part, les" tuteurs sont désignés par testament, ils remettent tou-

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