HISTOIRE EXTERIEURE
La conformation absolue de l'agglomération en soi conduit naturellement à l'étude de sa situation relative au dehors. L'une et l'autre ne sauraient être, en effet, qu'étroitement connexes. Puisque Douai était, dès la fin du x*^ siècle, un centre fortifié auquel des accroissements successifs donnèrent ensuite une importance grandissante, il put être capable de jouer le rôle extérieur auquel semblait forcément l'appeler sa position géographique et politique. En premier lieu, d'une façon générale, il ne se trouvait pas seulement dans cette contrée intermédiaire entre les collines artésiennes et les plaines flamandes, qui relie l'extrémité de la France au début de la Germanie ^ et dont il serait bien superflu de faire ressortir l'importance militaire réellement fondamentale ; il ne gardait pas seulement la vallée d'une rivière unissant les deux contrées, à l'exemple d'autres villes de la même région sendjlablement placées ^ ; il n'était donc pas. par analogie à elles, qu'un arrêt ou une entrée pour le nord ou le midi, selon les cas. mais, en particulier, il se trouvait à l'endroit même où le cours d'eau qui le traverse débouche du plateau artésien pour tourner à l'est, et entre dans cette ligne de marécages, cjui s'étend de >Saint-Omer à Marchiennes presque
J. Vidal-Lablaclic, Tableau... de la Francv, 81 ; cf. Deiiiangcoii, La Picardie, 8.
2. Cf. la situation de Bouchain et Valonciennes sur l'Escaut, de Lille sur la Deul?, de Béthune sur la Lawe, d'Aire sur la Lys, de Saint-Omer sur l'Aa et en somme plus ou moins de toutes les places fortes de cette région frontière. Voy. Blanchard, La Flandre, 429.