DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
retenue • encore ^ ; il pouvait y faire une u retenue ■> spéciale dans une partie déterminée -, ou il avait assez fréquemment à exécuter un k amendement " général pour une somme donnée dans un temps fixé ^. De plu^. il réglait forcément \m (( loier » ou surtout un x hiretage >. de là l'expression « d"arreiitement » *. h à teuls termes et en tel monnoie que on paiera rentes et hostaiges en le ville de Douay ' ,. généralement une ou deux fois par an. aux grandes fêtes religieuses, et toujours en argent ^ : assez souvent le lo3'er s'acquittait d'avance, en partie ou en totalité ^-'^. Il va de soi que si le locataire ne le réglait pas. le propriétaire avait le droit de k le bouter hors » et de le saisir ^. A l'égard des rentiers maintenant, le locataire, plus régulièrement que le propriétaire, devait « desrenter » le bien ^ : on le comprend aisément puisque, ayant en fait remplacé le détenant juridique du bien, s'il avait la jouissance de ce dernier, il devait nécessairement aussi en subir les charges. Le « terme », le temps de location était fort variable, mais les différences peuvent se ramener à deux systèmes généraux : la durée était, soit déterminée, d'une ou de plusieurs années seulement, jusqu'à vingt même^'^. soit indéterminée, c'est-à-dire viagère et encore d'une ou de plusieurs vies, deux, trois ou quatre ^^; dans ces derniers cas. les intéressés étaient assez naturellement des parents directs ou indirects et. au fur et à mesure de la disparition des ayants droit, les ou le survivant jusqu'au < darrain vivant ; . recueillaient successivement les prérogatives existantes. Enfin, l'acte
2. Actes spéciaux. P.J. 1092-1093 ; actes ordinaires, 819, 835, 932, 1124, 1229.
4. La rente s'appelle très fréquemment « liiretage » ; voy. ci-après « b ".
5. P.J. 753, 800, 835, 927, 1104, 1140, 1229. 1238. 0. Partie : P. J. 1124 ; totalité : 819-932.