PREMIERE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE
conserver longtemps. Dès 929. à la suite d'une expédition contre Erluin, comte de Montreuil. Hugues et Héribert, on ne l'ignore pas, s'étaient brouillés. Erluin se rallia à Hugues, -et un certain Hilduin. avec Arnold, prit parti pour Héribert, qui détacha le second de son ancien suzerain ^. Dans la lutte entre ces deux seigneurs, Hugues appela à son secours l'ennemi juré de Charles le Simple, le duc de Lorraine. Gislebert, son propre allié depuis 927 '^. En 930-931 encore, les deux alliés prirent Douai sur Arnold et le donnèrent comme compensation au comte Roger de Laon. qui, en effet, avait été chassé de cette dernière ville par Héribert lui-même ^.
Douai restera en sa possession quelques années. Ensuite, il le perdit par sa propre faute. En 940, en compagnie de Hugues et d' Héribert maintenant réconciliés, il fit hommage à Attigny-sous-Bois à Othon le Grand contre Louis IV d'Outre-Mer. son suzerain légitime. Mais ce dernier, dès les premiers mois de l'année suivante, se rendant de Laon en Bourgogne, sur les bords de la Marne, attaqua par hasard et fit prisonnier son vassal infidèle qu'il emmena avec lui ■*. Néanmoins, il lui rendit sa liberté moyennant, entre autres conditions, la restitution de Douai à son ancien détenteur, Arnold, peut-être pour gagner ce dernier à sa cause ^. Mais ce seigneur mourut sans héritier. Alors, le comte de Flandre, Amoul I^^" le Vieux, qui avait déjà Mortagne et Arras depuis 931 et 932 ^. y ajouta Douai, dans des conditions d'ailleurs inconnues, et à un moment non moins mal déterminé : on