P.J. 994-995, 1009, 1163, et voy. plus bas « V
personnes engagées en fait dans la lutte, mais moralement, à l'exception des deux adversaires primitifs, toujours d'une façon indirecte et involontaire, était, autant qu'on peut le conjecturer, la cause probable de l'emploi d'une justice, non pas processive, mais arbitrale ^ : bref, l'état personnel était l'origine supposable du système judiciaire. En fait, selon une règle absolument fondamentale, spontanément les parties proposaient et acceptaient ces conventions, ou l'autorité les imposait expressément, excluant le récalcitrant quel qu'il fût, non seulement du cercle de la famille, mais de l'union de la commune, au profit de la paix générale.
Ces arrangements étaient de quatre espèces ^. Suivant leur ordre d'importance sociale comme juridique, ils peuvent se classer en quarantaines, trêves, asseurements et paix. Tout d'abord, par leur portée réelle, les quarantaines avaient une valeur très restreinte ; de nature mixte étaient simultanément les trêves et les asseurements, rapprochés par le fond s'ils différaient par la forme ; enfin, les paix présentaient un développement complet. Néanmoins, quarantaines et trêves, puis asseurements et paix peuvent être considérés comme constituant deux groupes, l'un surtout de séparation temporaire, l'autre d'arrangement illimité, mais distincts par la durée plus encore que par la nature ; chaque série, à son tour, apparaît comme semblablement composée à tous égards, car, visiblement, au sujet de l'usage quantitatif, quarantaines et asseurements diffèrent des trêves et des paix et de plus, sinon en principe, au moins dans la réalité, par le mode local de leur emploi, ils n'en sont pas moins dissemblables ; par leurs origines, ils doivent également en être séparés et, par le caractère enfin, la quarantaine équivaut à une sorte de trêve limitée et l'asseurement à une espèce de paix négative : dans les deux séries, existent donc un élément préparatoire secondaire et
1. Cette question ne paraît pas avoir été spécialement examinée.
2. Peut-être en existait-il encore deux auti-es, les « respits » et les i> abstinences » (voy. ci-après « '''^ » début) ; mais leurs natures, en tout cas. sont absoliunent inconnues.