‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 56 sur 997 · P.J. 12 ; Petit-Dutaillis · texte numérisé non relu

P.J. 12 ; Petit-Dutaillis

3. Guill Ai-nior, Philippicle. IX, v. 597-598 : éd. Delaborde, 273 , éd. Molinier, 351.

4. Voy. plus haut 61, n. 2 ; promesses contirmées d'ailleurs par le serment de 1212 ((52, n. 1).

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(( la perfection de la forteresse ». sera obtenue. Or, de cet événement, il sera absolument seul juge. Pour le moment en effet, bien que la ville ne soit juridiquement que sa possession, Philippe a si peu Tintention de s'en séparer, il semble si bien la considérer comme sa véritable propriété que. non seulement il agit intérieurement avec elle comme un véritable suzerain, mais qu'extérieurement il la rattache à l'Artois, le domaine immédiat de l'héritier du trône : c'est qu'il n'était pas prêt à la rendre. Sur ces entrefaites, heureusement pour lui à certains égards, s'organise la coalition de Bouvines ; Ferrand restait donc plus que jamais un vassal rebelle et le roi avait encore plus de raisons, quelles qu'elles fussent, de conserver Douai. Aussi ne fut-ce qu'au bout de deux ans, après diverses péripéties et moyennant finalement la somme élevée de 8.000 Ib.. que les Douaisiens purent racheter leurs otages ^ : le roi. suivant les « privilèges » de 1213, reçut l'argent, laissa les troupes et prit la forteresse. Puis, même en 1218, à la mort de Mathilde, Ferrand étant toujours prisonnier, le douaire ne retourna pas à son héritier légitime, la convention conclue tombant d'elle-même '^. En 1223, Louis VIII devenu roi de France, allant faire un voyage dans son domaine du Nord, passa à Douai : là. il renouvela les engagements pris par deux fois déjà exactement dix années auparavant et sous des formes identiquement pareilles ^. Comme il n'y

1. Ils rachetèrent une première fois les premiers otages moyennant 6.000 Ib., pviis dui-ent en donner 20 autres, fils des précédents, et ne purent de nouveau les reprendre qu'après le versement de 2.000 Ib. (Voy. Querimoniœ, ibid.). Guîll. le Breton jiaraît donc connnettre une double erreur, chronologique et réelle, quand il dit : « receptis obsidibus de... Duaco, in Franciani est revcrsus. Et i-etinens in manu sua... Duacum,... obsides suos absolutos remisit «, le tout en 1213 et sans rançon, par opposition aux otages d'Ypres et de Bruges que lo roi ne céda que moyennant un paiement de 30.000 marcs (Chron. : éd. Delaborde, 252 ; éd. Molinier, b. S., XXVI, 306). Les Querimoniœ ne font pas allusion à la prise de la forteresse, mais on peut admettre, d'après les actes de 1213, que, bien que le roi eut déjà en fait depuis ce moment des troupes à Douai, ce ne fvit que lors de la reddition des otages qu'il s'empai-a proprement des « turres », en réalité encore ou en droit.

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