‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 582 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

produit direct dune situation nouvelle à tendances contraires. Aussi, entre les deux éléments correspondant à ces deux états de choses, la famille et l'individu réunis dans un unique milieu réel, la lutte allait s'engager. Par suite de la situation économique de Fassociation, de l'obligation du maintien de la paix urbaine pour la permanence des relations commerciales ^, d'un mot, en vertu des causes et des conséquences de l'apparition des villes, la faide ou la guerre devant toujours paraître légales aux parties, en principe même reconnues par la justice, réellement par cette dernière ne sauraient l'être et ne l'étaient pas non plus perpétuellement. Evidemment, pour l'ensemble de la communauté, elles constituent c un débat et péril ^ ». Dans ces conditions, on doit les « hoster ^ v ; en fait, pour y arriver, il faut essentiellement que les membres des familles ennnemies cessent d'être « de were » les uns avec les autres et qu'on les « mette en bonne paix et union li uns envers l'autre ^ ». Le but précis à atteindre est ainsi, par un principe sinon nouveau, au moins absolument fondamental ^, en général, la disparition de l'inimitié et l'établissement d'un accord, en d'autres termes, le retour à l'état à la fois antérieur et normal. Les adversaires peuvent d'eux-mêmes y rentrer, mais on ne saurait l'oubliera aucun degré, ce n'est pas là précisément une faculté qui leur est laissée, c'est une obligation qui, au besoin, leur sera imposée malgré eux. Une différence réelle et personnelle tout à la fois peut ainsi exister, comme on le suppose facilement, dans le système conduisant au résultat désiré. La convention sera demandée par les parties spontanément, sinon elle leur sera ordonnée par le pouvoir :

1. C'est dans cfttL' inteiiUou, i-xpiiiuéc aussi claiicment que possible et à |)lusieurs reprises, que Louis II de ^lale veut, dans une guerre familiale interiu-baine entre Douai et la faniille d'un chevalier de Nieuport, rétablir la paix entre les deux parties : voy. plu.s bas « 7' ), et en particulier la P.J.

3. (1 Requeste •> de 1368, déjà citée 97 et 327 ss. ; § 43 et dernier, seul manquant dans l'ordonnance royale,

4. C'est en effet ce qu'avaient déjà voulu faire les premiers Carolingiens (Brunner, D. K. G., II, 530).

elle se montre donc comme le résultat d'une requête privée ou la conséquence d'un commandement officiel. En apparence, elle est l'un ou l'autre mode de procédure, en réalité, elle est d'une façon expresse ou tacite, le second seulement, car si la demande n'a pas lieu, l'obligation se produira. La forme est chose secondaire ; le but, la fin seuls, importent dans l'ensemble,

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