‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 583 sur 997 · Procédures spéciales · texte numérisé non relu

Procédures spéciales

Précisément, le moyen et le résultat des arrangements peuvent différer : on le sait, quatre sortes d'accords sont possibles. Mais ainsi qu'en général nous ignorons pour quels motifs les justices collectives ou individuelles apparaissent suivant les circonstances, plus spécialement, il est impossible de spécifier ou de supposer quelles raisons faisaient préférer un système d'arrangement à un autre. Quoi qu'il en soit, on s'en souvient, successivement quarantaines, trêves, asseurements et paix constituaient des conventions de plus en plus complètes. Cependant, on ne dit nullement qu'il fallut suivre un tel ordre. Même entre les trêves et les paix, qui ont plus de rapports certains, et bien que les premiers semblent en principe devoir aboutir aux seconds, et qu'en fait, au moins pour un exemple particulier, on constate que celles-ci sont précédées de celle-là ^, même donc entre ces deux sortes d'accords ne s'observe aucune relation générale de cause à effet, de commencement à fin : nulle part on ne spécifie que la trêve doive conduire à une paix, que la paix sera précédée d'une trêve. Si en l'espèce existent des règles généralçs d'emploi, réellement elles n'apparaissent jamais et ne peuvent être reconstituées. On a simplement affaire, croirait-on, à des manifestations diverses d'un unique ordre de choses, qui se montrent comme au hasard et qu'on ne saurait que constater et étudier en soi, sans pouvoir donner des explications bien satisfaisantes de leurs venues respectives.

1. Voy. plus bas l'affaire du chevalier J. Verdeboud (« y' ») ; c'est ce qui ressort en particulier des P.J. 1102-1165, 1168, 1170-1171, 1182 et finalement

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