DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE G
mais au contraire s'en trouvait toute « triste et courouchic ^ ». Ses adversaires ne devaient pas moins en maintenir leurs prétentions 2. Seulement, un des représentants du pouvoir public, le comte, ainsi qu'il le dit et 1" affirme à plusieurs reprises, ne voulait pas que les Douaisiens. « pour cette occoison, lessent à requerre notre paiis de Flandres ne y à venir et marchander et que le dit pavs n'y ait plus comme autrefois des grans biens, honnours et pourfis^ »; aussi. « les choses dessus dites, de sa seignorie prist-il sor lui à apaisier par sen dit et ordenance, par aimable voie ». afin que, « considéré... les circumstances » de la mort du chevalier, ses parents (( volsissent se déporter » de leur (( rancune • et par conséquent laisser les Douaisiens continuer à venir commencer en paix dans la Flandre^. Tel fut, d'autre part, l'état des esprits.
Mais personnes et intentions ne nous paraissent être connues qu'assez postérieurement à Tévénement lui-même. On ne sait, en efïet. si certains essais préliminaires d'accords que nous ignorons durèrent très longtemps, ou si, commencés trop rapidement ils échouèrent, ou si précisément on jugea utile et nécessaire de laisser au temps le soin d'agir en apportant parmi les adversaires un oubli et un calme relatifs, mais semble-t-il bien, ce n'est qu'après un intervalle n'ayant pas duré moins de sept ans et demi, que l'affaire paraît être entrée dans une phase active et décisive. Alors, le 2 janvier 1349, le chancelier du comte écrit ^ « à grant haste » de Nieuport « à ses très chier seigneur et ami », les échevins douaisiens, que « desirans de tout cœur » que c bonne pais » soit entre les parties », toutes autres affaires cessantes », il s'est transporté à Nieuport et a obtenu des « amis )- du défunt qu'ils veuillent bien accorder une trêve jusqu'à Pâques à leurs adversaires. Ceci posé, il ajoute qu'il fera savoir à ces derniers que « Mgr les entendera à le cause et li ami aussi, pour avoir accord avec li : :