‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 633 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

Sur ces entrefaites, le 23 octobre 1349, survint une lettre du seigneur naturel des Douaisiens, alors le roi de France, à Louis de Maie ^. Il lui disait que, puisqu'il « avoit pris la chose en main », il s'efforce de la terminer le plus tôt possible, car vraiment « le cas estoit piteables ». Le 3 novembre. Louis de Maie écrit au même bailli de Fumes "^ qu'il est trop « occupés de pluiseurs grosses besoignes » pour terminer celle-ci en particulier, et qu'en conséquence il proroge la trêve jusqu'à Pâques 1350. Peut-être la raison alléguée était-elle réelle, mais il est possible qu'en reculant la date de l'accord, il ait espéré, ainsi qu'il le dit en même temps, qu'on pourrait k mieux par loisir Y entendre et appaisier h. Puis, peu avant la fête pascale, la trêve est, sans aucune raison du reste, de nouveau renouvelée jusqu'à la 8aint-Remi, au l^^ octobre ^. Le comte, craignant toujours que les Douaisiens « ne lessent à marcheander » dans son pays, continuait à faire interdire par ses officiers à la famille du défunt de rien tenter contre eux. et n'abandonnait pas l'espoir d'arriver " à mettre bonne pais et concorde * ». Encore après un nouveau « ralongement » jusqu'à la Xoël ^, deux jours de rendez-vous furent, dans l'intervalle, successivement fixés aux 2 et 26 novembre ^ ; mais, pour la première date, la famille de J. Verdeboud répondit que nombre de parents demeuraient au dehors de la ville et qu'elle leur parlerait le plus tôt possible de la question, seulement que, dans ces conditions, elle croyait préférable de « respiter > la journée jusqu'au 26. Puis, sans cause connue, l'entrevue n'eut pas lieu davantage à cette date, car le 2 janvier 1351, Louis de Maie prolonge encore les trêves jusqu'à P<âques, qui devait tomber le 17 avril ' : c'était au moins la septième fois et ce fut d'ailleurs la dernière.

3. Lettres de Loniis de ^lalc du 20 iiians (Ari:}i. œinin.. EE 36).

4. Lettres du comte du 20 mars et du bailli de Furnes du 27, respectivement analogues, en somme, aux deux P.J. 1165-1166 (Ibia.J.

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