‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 634 sur 997 · Lettres du comte du 14 septembre fibid · texte numérisé non relu

Lettres du comte du 14 septembre fibid

En effet, le 9. le Magistrat douaisieii nomma ses procureurs, le lieutenant dans la ville du souverain bailli de Flandre et deux échevins ^. On se rencontra enfin le 13 ^. dans « la chambre dou Conseil » du comte à Bruges ; un certain nombre de parents de \^erdeboud y vinrent, ainsi que les représentants des Douaisiens : tous déclarèrent « se mettre de haut et de bas en... le volenté » du comte. Celui-ci dit que pour « bien de pais et amour norrir », désormais (( bonne pais et accord » seraient entre les adversaires. Tous le jurèrent et s'engagèrent également à faire venir devant le pouvoir public les enfants mineurs du comte lors de leur majorité, afin de prêter le même serment. En attendant, pour que, ce moment venu, ils se ce puissent miex contenter de ceste pais et que elle leur doive estre aggreable », les échevins devaient verser 400 florins d'or avant le l^"" octobre. La somme fut remise en deux fois, cette année même, au Magistrat de Nieuport ^.

Enfin, sept ans plus tard, le 8 juin 1358 *, devant le comte et cinq de ses hommes de fief, comparurent trois des parents du mort, qui amenaient certains de ses enfants devenus majeurs, sans oublier, d'autre part, plusieurs Douaisiens. Les descendants de Verdeboud déclarèrent « jurer la pais et le pardon de le mort de leur père ». Cette seconde afïaire était donc également tout à fait terminée.

La cause de ces deux débats est toujours la mort, double dans le premier cas, unique pour le second. En général, elle ne semble pas se présenter sous la forme spéciale d'un meurtre prémédité : il en est certainement ainsi au sujet des deux principales victimes. Gautier et Verdeboud ; quant à la mort du bourgeois douaisien. tué par un compagnon de celui-là, on admettrait en réalité qu'elle ne fut pas différente. îSincn faudrait-il croire que tout crime, aussi grave que possible, était cependant susceptible d'une réconciliation ? Même, à

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