‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 658 sur 997 · De même · texte numérisé non relu

De même

12. Elles servent de preuve aux acquittés : le 5 août 1388 « do ce [du jvigement d'acquittement rendu] fu par le dicte Jehane demandé lettres » (Arch, comm. .■ registre FF 385, fol. 24).

tatent, par exemple, qu'un banni rentré a « fait mal à se partie ^ )\ L'absence trop fréquente des pièces même ne permet pas de préciser davantage, mais le principe, en tout cas, ne saurait être douteux.

Examinant les phases diverses de la procédure ^, on voit que tout d'abord le « debas » peut « mouvoir ^ », l'affaire peut s'engager sous une double forme générale, privée ou officielle. C'est qu'en effet, la police est encore une chose essentiellement mixte, dont l'exécution appartient à peu près aussi bien aux particuliers qu'au pouvoir ^ D'un côté, l'action privée s'accomplit à une intention personnelle ou commune. Une « partie », dans une affaire l'intéressant particulièrement, et représentée, si elle était morte, par le plus proche parent ^, peut « suivir le halle, se traire par devers eschevins » et là « clamer, apporter, bailler une plainte, une poursieute », au besoin écrite, et (( requérir » le Magistrat pour <( qu'il lui fasse raison ^ r ; ces diverses expressions ont toutes la même valeur. Les échevins (f enclinent '^ » ou non « à sa requeste », peut-être immédiatement. En cas d'affirmative, ce paraît être .spécialement dans ce mode d'engagement de l'affaire que, dit-on au xiv^ siècle, on « fait partie fourmée contre la partie adverse ^ ». Au contraire, dans un but officiel, mais en matière proprement criminelle, aussi souvent que l'on commande ou ordonne à un habitant de « prendre et admener en main de justice » un indi-

1. Même, en ce cas iJarticulier, dès le xiii^ s. : P.J. 182^.

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