DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE
OU enfin économiques ; plus spécialement, chaque genre comprenait une pluralité d'espèces distinctes, parfois enfin de plus d'un point de vue ^. En outre, dans la seconde moitié du xiv^ siècle tout au moins, on décompose la faute, si bien qu'on multiplie certaines pénalités, les plus fréquentes : on inflige deux ou plusieurs amendes, deux pèlerinages et même une fois deux bannissements ^. Ainsi, les blessures faites à un individu dans sa maison avec une arme, d'abord entraînent quatre amendes : deux pour « assault de maison, n sans que d'ailleurs cette dualité soit bien concevable, une troisième pour le port d'armes et une dernière pour la blessure ; ensuite, on inflige deux bannissements encore pour la violation de la propriété et pour l'armure ^. Evidemment voulait-on faire « rendre o davantage aux pénalités et contre le condamné et pour le pouvoir, mais la plupart du temps, surtout en matière pécuniaire, il faut se borner à constater cette pluralité qui ne reçoit pas d'explication bien précise "*. D'autre part, la punition était simple ou complexe, comme le montre déjà l'exemple précédent. Chaque espèce des divers genres de répressions était, à priori, infligée séparément, mais si l'on en excepte en fait la peine de mort, les autres séries, dans leurs diverses formes, étaient combinables entre elles et de façons fort variées : ainsi, les amendes et les bannissements étaient joints les unes aux autres d'une manière extrêmement fréquente, comme les expulsions pouvaient être remplacées par des pèlerinages ou, dans la répression économique, étaient complétées régulièrement par des exclusions de métiers ou des confiscations de marchandises auxquelles s'ajoutaient au besoin des amendes encore ^. Un condamné
1. Sur le sens spécial indéterminé du terme loi, qui apparaît dans quelques ex. de combinaisons de pénalités, voy. plus haut, 287, n. 1.