‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 699 sur 997 · Voy. plus bas · texte numérisé non relu

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en arrivait donc facilement à subir simultanément trois ou quatre peines de genres, et même dans chacun, d'espèces variées ^,

Dans l'emploi général des pénalités, si la série politique était surtout réservée aux atteintes à la constitution, et la série économique aux violations des règlements industriels et commerciaux, les autres catégories n'avaient pas d'affectation spéciale et d'autant mieux, on vient de le constater, que relativement existait entre elles un mélange intensif qui, pour les pénalités très similaires des bannissements et des pèlerinages, alla même jusqu'au remplacement ^. Aussi, une même répression pouvait-elle être utilisée pour des délits fort divers.

En second lieu, rapplication spéciale individuelle de la })uniti(^)n se faisait, à priori, (( selonc 11 qualité dou meffait ^ )>. Mais, outre sa nature propre, certains éléments pouvaient amener des différences, secondaires alors, qu'il s'agisse de l'agresseur ou de la victime. D'un côté, et du point de vue j^ersonnel, on ne sait cei^endant rien de précis sur l'influence possible de la condition ou des antécédents de l'intéressé, bien qu'elle ne doive pas être douteuse. Dans un cas, en effet, où les coups sont donnés avec diverses armures, les échevins ont à considérer non seulement la nature du fait, mais l'individu (|ui l'accomplit, s'il est « personne paisible qui ne soit mie accoustiimé de mal faire » ou s'il est « mesleux », habitué des mêlées ^. Ce n'est sans doute là que l'application d'un j)rincipe général. On ajouterait, à la rigueur, quoique le cas soit un peu spécial, que les bannis ou « tenus » comme tels, s'ils commettent une faute, sont considérés en principe

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