‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 74 sur 997 · Id · texte numérisé non relu

Id

4. Sur ce sujet en général, Déprez, ies Fréliminaires de la guerre de Cent ans, chap. vii-ix, 237-354.

5. Froissard, Cliron., I, 184 et II, 227 ; ItécUs d'un hourycois de Valerlciennes, 170 ; Déprez, 269 et n. 9. .

Alors, en décembre de la même amiée, est conclue l'alliance anglo-flamande, à laquelle ne tarde pas à se joindre le Hainaut, puis, le 26 janvier 1340, Edouard se fait proclamer à Gand, roi de France ^ : comme tel, il donne à son vassal la Flandre, toute la partie wallonne et naturellement Douai. Cette dernière ville, lorsque la guerre recommença en juillet, sans être activement mise en cause, sans soutenir de sièges, n'en eut pas moins, comme toujours, une importance stratégique considérable. C'est qu'il s'agissait non seulement de protéger la frontière contre les Anglo-flamands, mais contre le Hainaut, spécialement dangereux, puisque de lui dépendait, presque aux portes du centre urbain, la forteresse de Bouchain ^. Aussi, le roi de France, pendant la durée des opérations, paraît-il être resté un certain temps à Douai ^, et il aurait même passé cinq semaines à quelque distance du côté de Lille * ; ses « mareschaux • » également se trouvaient naturellement « à l'ost » devant la cité ^. Par suite, elle fut, et dans des conditions importantes, croit-on, mi lieu de concentration et de logement pour des troupes, ainsi que les « villes champestres * » des environs ; sous le commandement de capitaines « establis especialement » à sa garde, servaient de nombreux « gens d'armes ' », en même temps qu'elle expédiait des arbalétriers par exemple à Tournai ^ ; enfin, bien entendu, la campagne se déroula en général dans cette région, vers la vallée inférieure de la Scarpe jusqu'à la cité précédente, et également, quoique à un degré moindre, aux portes de la ville. En particulier, entre la garnison de Douai et celle de

1. Pirenne, Histoire, II, 122-123 ; Déprez, 278, 282-283, 297.

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