‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 735 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

Les résultats réels de cette seconde mesure sont inconnus; mais si la ville, par analogie avec les conséquences de la première réforme, trouva un avantage social probable et un profit fiscal certain à posséder dans ses murs d'anciens bannis qui légalement s'étaient rachetés, plutôt que d'avoir à ses portes des proscrits mécontents, il semble que cette possibilité de rachat par les particuliers, jointe au système d'annulation par l'autorité centrale, ne put cpie contribuer à enlever une certaine force à ce mode de pénalité ; néanmohis, malgré une telle diminution de vigueur répressive, les raisons financières précédentes n'empêchèrent sans doute pas de continuer à user aussi fréquemment de cette même })unition ; au fond, selon une application particulière d"un principe déjà connu, tout avait une tendance à se fiscaliser ^.

6' Les 2>wni<io7i.!>' corporelles

Les bannissements sont une sorte de préface naturelle aux punitions proprement corporelles et dans de doubles conditions : non seulement en soi ils avaient déjà une application d'ordre réel, mais, conditionnellement, au moins deux des espèces du nouveau genre de répression, les mutilations et la mort. }jeut-être même les peines infamantes, on le sait, étaient souvent la résultante indirecte de l'expulsion ^. En l'ensemble, de telles pénalités pouvaient donc avoir, bien entendu avec des causes directes, des motifs indirects.

Les répressions autres que la peine capitale paraissent avoir été très peu répandues : parfois même n'a-t-on à leur sujet que des renseignements purement individuels. Du côté direct, tout d'abord, la seule peine infamante comme est celle de « l'eskiele >> et elle apparaît exclusivement dans trois cas ^ ; le premier judiciaire général, le faux témoignage, les deux

1. On trouvera de nombreux détails un peu trop énumératifs peut-être sur le bannissement à Valenciennes dans Bauchond, 183-231 ; pour Tournai en 1276-1281, Verriest, Les registres de la loi. 12-14.

Page 1