‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 736 sur 997 · Voy. ci-dessus · texte numérisé non relu

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autres restreints et connexes tout à la fois, ne concernant seulement que la vie charitable sociale et même deux fautes voisines : l'exposition d'un enfant naturel, la reprise du travail dans le cas d'un enfant légitime par sa mère, avant l'expiration du mois suivant la naissance. Les mutilations s'appliquent en premier lieu aux vols : l'un, d'ordre personnel, le délit de « bourse coper », amène à « perdre l'oreille », l'autre, la prise de tourbe dans une i)artie des cominnnia, est puni de « poing i^erdre ^ ». Toutes les répressions précédentes ne sont connues que théoriquement. Dans la pratique, à l'époque bourguignonne, un individu convaincu de vol est fouetté de verges « j^ar les quarfours ^ ». Une punition beaucoup plus grave et qui semble bien avoir été tout à fait exceptionnelle, fut, en 1323, celle de deux femmes qui prirent part à la révolte contre les marchands de blé : en particulier « pour leurs mauvais parlers », on leur <( caupa la langue ^ ». D'un autre côté, on sait qu'on pouvait être banni à temps « sor membre », sans autre spécification d'ailleurs ^. Dans leur emploi, ces pénalités, quelles que fussent les conditions dans lesquelles elles étaient données, apparaissent isolées ou accompagnées d'amendes ou de bannissements.

La peine capitale, au contraire, on peut le dire aussitôt, se montre toujours seule. Comme punition directe, elle est assez fréquente. Du point de vue politique, l'inviolabilité dont les échevins, leurs parents et leurs agents directs s'entouraient, avait pour résultat que quiconque leur « faisait mal », depuis un simple coup jusqu'à une blessure mortelle, et non seulement l'auteur direct, mais son complice, était puni de mort ; même si le coupable avait pu s'enfuir, on le recherchait aux frais de la ville ^. Trois des tisserands qui, en 1280, furent « en le grevance des eschevins et du Conseil », qui, plus préci-

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