‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 75 sur 997 · Froissard, § 100, t. II, p. 3-4, et § 130, p · texte numérisé non relu

Froissard, § 100, t. II, p. 3-4, et § 130, p

PRE]\nÈRE PARTIE. — HISTOIRE EXTERNE 79

Bouchain, « il y avoit des aventures souvent delà et deçà ^ » : dans l'une, les gens du comte de Hainaut vinrent (( bien pries de une lieue », au pont de Radies; dans une autre, approchant davantage encore, ils « ardèrent Lambres et les fourbours de Douai ^ ». Au reste, tout le pays jusqu'à Tournai fut « ars » et rarement même, semble-t-il, les dévastations s'exécutèrent dans des conditions aussi complètes ^. Mais la ville, encore une fois, n'en souffrit pas. Heureusement la guerre se termina assez rapidement et le 25 septembre étaient signées les trêves d'Esplechin, qui d'ailleurs n'apportèrent à la situation de la Flandre wallonne aucune modification territoriale.

Ce que les armes n'avaient pu accomplir, la diplomatie l'exécuta mie trentaine d'années après. Déjà, en 1348, Louis de Maie avait signé un nouveau traité avec Edouard III pour la reprise de la Flandre wallonne et. deux années plus tard, il refusait l'hommage à Jean II si cette question n'était pas réglée *. Après des escarmouches préparatoires, elle le fut enfin le 25 avril 1369 par le mariage du frère de Charles V, Philippe, duc de Bourgogne, avec Marguerite de Flandre, fille de Louis de ^Male et héritière du comté, union faite en faveur, et de la France, moyennant l'abandon, par le comte, de l'aUiance anglo-flamande, et de la Flandre, grâce au « retour » de la Flandre wallonne ^. Le souverain du premier pays conservait certains privilèges de suzeraineté et se réservait certains droits de rétrocession, auxquels l'autre prince

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