‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 76 sur 997 · Pirenne, Histoire, II · texte numérisé non relu

Pirenne, Histoire, II

5. GiUiodts van Severen, Inventaire des cJiartes de Bruges, II, n°^ 587, 589, 595-598, 600-602, 604-605, p. 158-179; Vernier, Philippe le Hardi,... son mariage avec Marguerite de Flandre, 93-96 et les P.J. 2, 5 et 7 (p. 102 ss.). Joindre Funck-Brentano, Philippe le Bel, 672-673, qm renvoie avec raison à des auteurs du xvii^ s., tels que Galland et Leibnitz, qui ont, dès cett« époque, connu au moins les plus importants de ces documents. Même, dès 1611, Floris Vajader Haer publiait l'acte du 25 avril 1369 (Les cfMstelains de Lille, 112-124).

pensait bien opposer des pouvoirs de garde ^. Le passage de la ville sous la domination flamande dut effectivement s'accomplir entre le 10 et le 16 juin 2. Enfin, en 1387, un dernier traité franco-bourguignon confirma la restitution, mais avec la facilité pour la couronne d'opérer le rachat des contrées cédées après la mort du duc et de la duchesse de Bourgogne, dits aussi comte et comtesse de Flandre, et de leur fils, le futur Jean Sans-Peur ^. Telle était, à la fin du xiV^ siècle, cette situation de « principe », — car sa valeur, si l'on veut, était purement conditionnelle. — qui. en fait, à son début, parut si avantageuse contre l'Angleterre et fut peut-être alors inévitable, quoique dès ce moment aussi elle enleva réellement à la France tout spécialement une ville si ardemment désirée par Philippe-Auguste, si péniblement conquise par Philippe le Bel et qui devait rester perdue si longtemps, jusqu'au jour où près de trois cents ans après le retour de Flandre, le S juillet 1667, les Douaisiens verront enfin entrer dans leurs murs Louis XIV *.

Au cours de ces trois derniers siècles, les événements auxquels Douai a été mêlé, ne sont en somme autre chose qu'une lutte entre un suzerain et un vassal : c'est au premier de ces titres que les rois désirent ou prêtent la ville et c'est au second

1. « Réservé à nous la souveraineté etc.. > (P.J. 1265; joindi'e 1269) ; cf. Gilliodts, nos 537^ p. 159.I6I, et 595, p. 165-166; et Vernier, 95 et les P.J. citées ; Pirenne, II, 189.

2. Voy. Gilliodts, n^** 600 (Le 10, mandement de Louis de Maie à Jehan de Ghistelle de recevoir le serment des villes et châtellenies de Lille, Douai et Orchies, avec précisément une formule d' « asseiu-ement " du seignem- " ou nom et pour Mgi- de Flandres » à Douai en particulier ; p. 175 ; vidimus par le précédent personnage à la date du 15 : Arch. comm., AA 118) ; et 604 (Le 16, déclaration des deux commissaii'es du roi d'avoii- remis à ceux du comte le territoire cédé ; p. 179). Le 14 d'ailleurs, Philippe le Hardi passe dans la ville, ce qui permet d'admettre que le transfert était chose faite (Petit, Itinéraires de Philippe le Hardi et de Jean Sans-Peur, 56), et enfin, le 15, « les eschevins, conseil et communité de le v. de D. n, vidiment l'acte du 15 avril portant proprement cession de la Flandre et déclarent avoir '( juré... à tenir et garder... le traittiet et toutes les choses contenues es dites lettres - (Publ. dans Vernier, P.J. 7, p. 125).

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