‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 771 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

dans la guerre de Douai et Lille, en 1284 ^, des gens vinrent « busquier à Ihuis )> de la maison d'une femme pour y entrer à force » : elle leur dit qu'elle était bourgeoise de Douai et qu'eux-mêmes " en brisant sen ostel faisaient mal et vilenie » : une telle expression montre bien que Ton considérait la faute commise comme une sorte d'effraction. Cette dernière se manifestait aussi dans le fait particulier « d'asaurer » une maison ^. Un tel délit était parfaitement possible par la simple entrée dans une demeure k à luis overt » et même si on n'en rencontrait pas le propriétaire, pourvu qu'on ait l'intention de lui k mal faire ^ ». Devant l'attaque, la victime possédait naturellement le droit de légitime défense, comme « ses amis » qui se trouvaient présents, jouissaient de la faculté de la secourir en se servant de leurs armures *. La punition de la simple violation de la propriété n'était, en général, que la pénalité ordinaire d'amendes de 50 à 60 Ib. et au besoin d'au bannissement ^. Mais, si indirectement s'y joignait mi attentat corporel, la punition de ce dernier, par suite du lieu de son accomplissement, devenait, en général du moins ^, beaucoup plus grave. Une blessure dans ces conditions entrainait, on le sait, jusqu'à quatre amendes et deux bannissements, donnant ainsi l'application la plus intéressante peut-être du principe de la décomposition de la faute et de la multiplication de la peine '. De même, l'assas-

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