Voy. l'alinéa suivant, pour les renvois
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bourgeoise, relevait toujours de la justice communale : s'il en avait été autrement, la propriété urbaine pouvant passer éventuellement aux mains de non justiciables, aurait pu ainsi graduellement disparaître : c'est à ce sujet que les luttes connues entre la ville et les collégiales s'engagèrent au xiii^ siècle. Un bien foncier primitivement urbain, en dépit de son détenant, ne changeait pas de droit. La possibilité de l'unité persistante de cette partie de la fortune devait tenir au fond à ce qu'elle ne pouvait être dissimulée et que, par suite, quelles que fussent ses mutations personnelles, il était aisé à la ville, et il lui était également indispensable, de conserver à son sujet sa juridiction propre. Seulement, il n'en allait pas de même de la partie mobilière des biens qui, par essence, avait la faculté de passer d'un individu relevant du Magistrat à un autre qui en était indépendant, sans que la ville eût quelque mo^en de le voir ou de l'empêcher. En fait, la différence possible dans l'application de la taxe dite « le droit d'issue ^ », dans l'ensemble droit de transfert sur « la désurbanisation » de la fortune locale, mais qui spécialement ne frappait peut-être pas les immeubles, même au temps de la taille, et qui disparut en tout cas à leur sujet après la suppression de l'impôt direct, alors qu'elle avait existé et qu'elle persista toujours sur les meubles, serait une preuve indirecte du changement de juridiction, irréalisable d'un côté et possible de l'autre, selon la nature des biens. Ainsi, d'une façon matérielle et personnelle à la fois, le tribunal avait pouvoir sur tous les biens immobiliers, mais sur la fortune mobilière de ses justiciables seuls. A titre local aussi, ne devait dépendre de l'échevinage que la totalité de la fortune foncière située dans le territoire communal, quel que fût son détenant, et peut-être, en vertu du caractère personnel du droit urbain, les biens mobiliers des membres et des dépendants de la communauté, sans égard à leur position géographique ; quant aux ni(nil)ks d('s non justiciables, on sait, à priori, qu'ils no