DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
difficultés ou semblaient naître accidentellement entre vivants, par exemple à la suite d'mi mariage, bien qu'on ne puisse toujours le certifier exactement ^. ou au contraire étaient certainement des (( questions et proches » pour cause de « succession et hoirrie ^ ». parfois entre « testamenteurs ^ ». L'engagement même des affaires devait toujours être privé, restriction qui se comprend aisément. La forme réelle, par contre, est assez difficile à établir ^. En général, une partie « se traisist en plaine haie par devant les eschevins » et faisait une « supplication et requeste », afin de « sivre, de porsivre contre autre partie » : bref, exactement elle faisait une « demande^». Plus spécialement, elle maintenait qu'après miictraitiet de mariage», telles donations promises étaient restées non exécutées ^ ; ou elle u calengoit », elle revendiquait un héritage ' ; ou encore, un fils « faisoit demande... de tous les biens... à lui appartenans de se mère... comme à sen hoir naturel » contre une* autre partie, qui devait être « du tout escasséz, fourcloz et déboutez ^ ». De son côté, le défendeur, de lui-même ou sur lavis des échevins, sans doute aussitôt ou à peu près, « contendoit à fin contraire ». disant que son adversaire « à maise cause faisoit demande », qu'il devait être également « escasséz ». que le bien avait à lui être « entièrement délivrez sans parchon d'autrui » et ainsi, qu'il « devoit obtenir en ses conclusions, si qu'il disoit ». Le demandeur « replicoit », l'autre « disoit du contraire » et ainsi de suite ^. Peut-être cet exposé originaire, au moins au xiii^ siècle, était-il purement oral et constituait-il à lui seul toute la mise en marche de l'affaire, bien ((uon ne puisse le spécifier exactement ; mais,