‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 797 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

le Magistrat renouvelait sa requête et « lor doit-on mostrer le péril ù il kieroit >'. Au cas où les débiteurs persistaient officiellement dans leur refus, ils étaient punis politiquement de la privation de la plupart de leurs droits civils et économiques et, en particulier, n'étaient même plus admis à la conclusion des paix ^. Néanmoins, on les « amonestait par cry » de rembourser leurs créanciers dans les quarante jours, sinon ils étaient bannis « com laron et fuitiu ».

A ces débiteurs récalcitrants dans la cité, s'ajoutaient justement les « fuitius «, ceux « qui se fuient hors de le vile por dete ^ )i. La législation manifesta une sévérité croissante à leur égard. En premier lieu, dès 1244 ^, les échevins décidèrent qu'après le départ de l'inculpé, ils enverraient, sans doute aux Magistrats des différentes villes voisines les plus importantes où l'on supposait cpie le fugitif avait pu se réfugier, une (c lettre » ou un « mant », probablement une sorte d'avis, signifiant au débiteur de revenir « por faire créant à ses deteurs ». Lorsque les échevins douaisiens supposaient que le coupable avait eu connaissance de la pièce, si dans le mois qui suivait il ne réapparaissait pas, il était déclaré banni à perpétuité et « sor le tieste » comme « larons ». Puis, en 1281 "*, les juges semblent y avoir mis moins de formalités encore. D'abord, dans les huit jours qui suivaient leur connaissance du départ du « fuitiu », sans recourir à des intermédiaires du dehors, ils faisaient uniquement crier à la bretesque urbaine que l'absent devait rentrer dans les quarante jours ^, sinon qu'il serait passible de la peine précédente à peu de chose l^rès ; bien mieux cpie, ce délai écoulé, même ^'il revenait avec l'intention de régler ses dettes, son état judiciaire ne s'améliorerait pas et qu'il resterait « en auteil point » que les premiers débiteurs j)i"oprement locaux : sa réparation serait

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