PREMIÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE
pas lîîêine un « vicus >!, un village, ne put que continuer à subsister simplement dans des conditions aussi réduites ^ : ce ne dut toujours être rien de plus qu'une pure exploitation rurale. Bref, pendant toute cette période, philologiquement en quelque sorte, on serait parfaitement autorisé à croire à l'existence très reculée, comme à la persistance d'un petit centre habité, si bien que son absence de mention antérieure au x^ siècle .serait une question, non pas de fond, mais de forme, non de réalité, mais dimportance.
Si maintenant ce principe de la vie de Douai une fois admis, on veut, en fait, préciser davantage et déterminer son emplacement, en tant que simple villa, les renseignements ne manquent pas moins complètement. Cependant, deux endroits seuls paraissent être admissibles : l'un, sur la rive gauche de la rivière, dans la partie plutôt basse de la ville, où se montreront postérieurement les premiers signes historiques d'habitation dans les futurs « castrum » ou « castaus Saint- Amé - » ; l'autre, au contraire, sur la rive droite et dans la partie haute, à un croisement de routes où se formera le « marché ^ >■, centre de la ville réelle. Si l'on raisonne d'après l'avenir, la première situation serait la plus probable, comme étant la plus anciennement connue, mais bien entendu, sur cette question, ainsi que sur la précédente, on en est réduit à de pures hypothèses.
Ce n'est pas que ces dernières n'aient, rien que par leur existence, des conséquences historiques indirectes. Tout d'abord, à titre absolu, le fait seul que la simple réalité de la ville, et pendant sans doute près d'un millier d'années, reste en somme un point discutable, donne encore lieu à des affirmations d'être ou ne pas être, contradictoires, montre au moins combien, si on se résout pour l'affirmative, l'importance du futur centre urbain, nous l'avons déjà remarqué et cela en dehors de toute discussion possible, ne put qu'être et demeurer très minime. Relativement aussi, il ne suffit pas