‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 823 sur 997 · P.J. 13923, 13 33 39^ 44.45 etc · texte numérisé non relu

P.J. 13923, 13 33 39^ 44.45 etc

12. Ce terme ne sam-ait s'entendre ici dans le sens collectif, mais simplement dans celui d'accord, de réparation péeuniaii-e. Il n'y a rien de collectif dans des actes tels que ceux des P.J. 131G-1317, 1392i, 8, lo, 28^ 31-32.

mais les détails manquent sur ce point, bien qu'encore une fois, il ne puisse s'agir que du paiement d'une composition ^. Enfin, venait (( l'entérinement » des lettres de pardon, fait, semble-t-il, non parles échevins, qui, après en avoir eu communication, qu'elles leur fussent ou non directement adressées -, se contentaient de les vidimer ^, mais par le représentant régional du pouvoir dont la grâce émanait personnellement, le souverain bailli ou son lieutenant à Douai, et à l'exclusion de l'ancien bailli ^ : cette mise à l'écart était même, on le sait, une des preuves de sa décadence au profit des agents directs de la puissance souveraine ^.

En réalité, le nombre de ces rémissi(^ns, bien qu'on ne puisse (|ue très rarement le préciser, paraît, en général, avoir pris une extension croissante : en 1383, lors de la « première venue » du comte Louis de Maie, faite seulement, on peut le remarquer, Tavant-dernière année de sa vie, le comte ne gracie guère moins d'une cinquantaine d'individus '''. Et les cintonstances analogues étaient sans doute assez fréquentes.

Si d'ailleurs les échevins croyaient le pardon accordé à tort, soit pour une raison privée, à un individu (|ui n'avait pas de motif judiciaire de le recevoir', soit pour une cause officielle, à une série de condamnés en faveur desquels l'auto-

1. C'est ce que démontrent en particulier les termes de « pursivir civile ment » et surtout de « satisfaction ».

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