DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
La seconde forme d'enquête ^, sur laquelle on n'est renseigné que par un seul cas et par une simple analyse de l'original probable et ])erdu, devait diplomatiquement se passer dans les mêmes conditions que la précédente, mais, judiciairement, on le sait, elle en était différente. Des échevins viennent dire qu'après un jugement « k'il avoient fait et rendut au bailliu », sans doute le rejîrésentant du a seigneur », une « demisiele, à qui le jugement toucoit, dist en le presense d'iaus ke il avoient fait faus jugement et malvais ». On ne sait si la réclamante était la condamnée même ou une simple intéressée dans l'affaire : jieu imjDorte, sa critique mérite une punition et les juges demandent au Magistrat douaisien quelle elle doit être. Le Conseil urbain s'assemble et les échevins régnants répondent que le coupable est passible envers le seigneur d'une amende de 60 Ib. et d'un « castiement » de bannissement au gré des échevins. C-'est bien là le « blâme », comme tel punissable et même, on peut le constater, très sévèrement.
L'origine de cette juridiction pai'aît être très simple. Si spécialement le village appelant est une filiale, les liens juridic[ues généraux qui unissent les deux agglomérations suffisent à expliquer des rapports judiciaires particuliers. A l'égard des autres commîmes, il est tout naturel d'admettre que Douai, en raison de son importance d'ensemble dans la région, ait obtenu, pour cette même relation judiciaire, une influence comparable à celle qu'elle pouvait y avoir économicpiement et qui lui attirait de nouveaux bourgeois. Les autorités rurales supposaient donc cpie le nombre et la valeur des affaires locales que le Magistrat douaisien était appelé à traiter, le mettaient facilement à même de les renseigner au sujet des causes qu'elles ne savaient pas résoudre personnellement. Par suite, comme on le constate d'une façon expresse pour un cas ^ ({ui a une valeur type certaine, trouvaient-elles