‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 834 sur 997 · Voy. plus haut · texte numérisé non relu

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tement. En effet, lorsque les gens du Moyen- Age créèrent des villes, à l'égard de la justice considérée du point de vue personnel, ils tinrent surtout à être jugés par eux-mêmes et si les règles du droit se modifièrent, ce fut bien plutôt pour des causes presque indépendantes d'eux et proprement économiques. Précisément, du côté administratif, puisque la communauté n'existait pas et que lorsqu'elle apparut, ce fut avec un but et des besoins essentiellement nouveaux, sa gestion pratique ne saurait se relier à rien dans le passé : elle suppose des réalités qui ne procédaient et ne pouvaient venir d'une situation antérieure. Sinon, il n'était pas, pour ainsi dire, nécessaire que l'association se formât, mais il eût suffi à ses futurs éléments de demeurer une partie du plat pays. La différence précédente j)araît être tellement exacte que tout d'abord, si, pour la justice, l'organisation est essentiellement nouvelle, le droit l'est moins, alors que dans l'administration, tout, offices ou règlements, n'ont rien de comjjarable à l'ordre de choses antérieur ; qu'en outre, si le premier phénomène est dans sa représentation au moins essentielle, de fonctionnement mixte, on n'en saurait dire autant au fond du second, et qu'enfin, lorsque la commune est confisquée, si le pouvoir central reprend entièrement sa justice et même son organe, en admettant qu'il assume aussi la gestion de la ville, il ne peut aller jusqu'à en absorber les cadres, qui constituent un ensemble trop complexe et également trop implanté dans la cité ^. Si l'on doit bien se garder d'amplifier ces différences, elles méritent d'être notées.

Ce principe de 1' « urbanisme » de l'administrçition se vérifie par son application. Plusieurs éléments, le fonctionnarisme, la police des mœurs, la représentation politique, la vie charitable, les archives, n'avaient, à aucun égard, absolument rien de public. Sans doute par d'autres côtés, la soumission primitive de l'association au gouvernement des officiers publics locaux, tout au moins du plus important d'entre eux,

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