‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 835 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

le châtelain, ne fut pas sans laisser de traces partielles. Non seulement cet agent, même féodalisé, conserva un certain rôle communal, mais son successeur, le bailli, hérita de ses droits ou en acquit d'autres. Plus précisément, dans deux des parties essentielles de l'administration, la police et l'armée, Tingérence publique est très nette et il est même intéressant de constater qu'officiers anciens et nouveaux agissent simultanément. En particuher, la pohce personnelle judiciaire revient assez directement au bailli, la pohce réelle domaniale au châtelain et au prévôt ; d'autre part, les deux premiers officiers collaborent avec le Magistrat en temps de guerre à la direction et à la surveillance de l'armée et des fortifications. Dans ces deux cas, la nature des deux éléments est donc bien mixte, au moins en apparence.

En effet, il ne faut rien exagérer pour le fond comme pour la forme. En principe, cette intrusion extérieure s'expliquait aisément par le caractère public, soit pour la police, de la justice en général, dont le précédent élément n'était en somme qu'une partie, soit pour la vie militaire, du sol, C|ui entraînait le rattachement étroit de la viUe à un ensemble territorial qu'elle devait défendre. L'ingérence centrale, considérée en son origine, selon un caractère et une restriction essentiels, venait donc de causes non proprement administratives. En fait, fût-ce dans les mêmes parties, le pouvoir législatif C(ui y avait une importance essentielle, appartenait expressément à la viUe, si bien que ce que l'on pouvait appeler l'administration véritable en relevait également. Tout d'abord, pour la police et au moins son côté personnel, ce que possédait exactement l'autorité publique ou féodale n'était que la pohce judiciaire, le résultat des contraventions ^. D'autre part, l'armée en temps de paix, milice ou fortifications, avait un fonctionnement exclusivement communal '^. Aussi, résultant de cette connexité publico-urbaine comme la confir-

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