‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 836 sur 997 · Voy. plus loin · texte numérisé non relu

Voy. plus loin

mant. à côté des officiers non urbains et de leurs agents, se constatait l'existence, et en quantité infiniment plus considérable, de fonctionnaires urbains. En général, l'autorité extérieure n'avait donc qu'un rôle des plus partiels absolument ou relativement, et l'administration communale, tout à fait pure dans certains cas, n'était que très incomplètement mélangée dans d'autres. Bref, il n'existait jamais de dérivation, mais une complète indépendance ou une simple superposition. Historiquement enfin, il est évident que, dès le début de l'autonomie communale, l'administration fut gérée par les échevins. Mais, en cette matière comme dans les autres, le développement croissant des affaires urbaines amena graduellement le Magistrat à ne garder pour lui-même c{u'un pouvoir supérieur de réglementation, de commandement et de surveillance et à passer et laisser la pratique à des séries d'agents créés sans doute successivement selon les besoins : ainsi, le pouvoir exécutif se distinguait essentiellement du pouvoir législatif et ordonnateur. Ensuite, une fois établi, le régime n'éprou\a pas, croirait-on, de bien grands changements. Du côté personnel, le seul trait un peu saillant paraît avoir été le développement du fonctionnarisme ; sous le rapjîort réel, l'unicpie élément qui se modifia essentiellement, mais dont on n'a pas à s'occuper maintenant, fut celui des finances. Ces réserves de quantité ou de qualité faites, dans l'ensemble, la ville vécut au xiV^ siècle avec le régime administratif qu'elle s'était i)eu à peu donné aux deux siècles précédents, confirmant ainsi sur ce point particulier le principe général déjà connu.

1° Les fonctionnaires.

§ li».

A) Généralités.

Les échevins, puis, les officiers de la paiserie, des finances ou des orphelins, les uns élus, les autres nommés par les pre

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