‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 845 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

leur rôle crensenible et par leur situation supérieure. Le premier, dont il sera reparlé plus loin, éventuel d'abord, permanent ensuite, qui avait fini par être le plus élevé, sinon leplus occupé de tous, était le « procureur » : en général, il intervenait surtout dans Texi.stence visible, « manifestatrice » de la commune, que ce fut dans un but judiciaire ou administratif : il la représentait vraiment ^. Venaient ensuite les clercs urbains, non moins essentiels, mais en soi agissant davantage pour la vie interne de l'association, sans que ce fût cependant d'une façon exclusive. Le « clericus scabinorum » apparaît en 1207 ^, dans un acte non proprement urbain, mais qui prouve simplement le pouvoir testimonial du Magistrat : en somme, il se montre tout naturellement avec les premières traces de l'action diplomatique échevinale. Dès le cours du xiii^ siècle, il y a deux clercs ^, puis au xiv^, en 1366, en existent trois ; à ce moment, lors de la confiscation de la commune, par une application particulière d'une mesure d'économie générale, ce nombre fut réduit à un; ensuite, en 1368, avec le rétablissement de l'ordre de cho.ses ordinaire, il remonta définitivement à deux *. Du point de vue réel, à lintérieur de la ville et spécialement dans la halle, les clercs sont chargés de « soigner les registres et autres besongnes ^ >\ ils doivent donc s'occuper de toutes les écritures et, par suite, se trouver préposés à la garde des archives ^. On les voit ainsi, pour la commune, écrire le seul registre complet de draperie qui soit resté ' et lire des actes en public ^, comme, pour le dehors,-

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