DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
l'égard de la voirie, apparaissaient des sergents qui (( tenaient nettes » certaines voies et « cauchies ^ », puis, les « wardesdes plaches, des fontaines » ou encore ceux, car il y avait plusieurs « compaignons », « de le plache et du fumier du Rivage ^ », sans oublier le « tuekien ^ ». Du côté de la police spécialement domaniale, quelques « wardes » déjà étaient un peu plus techniques : à 1" intérieur, ils surveillaient les travaux urbains ^ et spécialement ceux des fortifications ^, ou aux alentours, en particulier le cours de la rivière qui avait encore un rôle militaire considérable ^. De ce même point de vue, on peut leur joindre, à partir de la seconde moitié du xiv^ siècle, un individu ayant « le querque et warde de l'artillerie ' ». Enfin, dans un but de police économique et personnel ou réel, on connaît déjà aux halles les sonneurs de la cloche des ouvriers ou les « wardes » du domaine ^.
En second lieu, au dehors, existaient, selon une dénomination générale, les « avekas deforaines », plus spécialement, les « procureurs » ou « avocats conseilliers », placés en général deux par deux dans diverses cours laïques ou ecclésiastiques ; ils se trouvaient, d'une part, à Beauquesne, Amiens ou Paris, en raison, on le sait, des subdivisions et divisions du Parlement auquel ressortissait Douai ; de l'autre, en « les cours espirituelles » d'Arras, de Cambrai ou même de « Roume ^ ». Comme les intéressés pouvaient joindre à leur office proprement douaisien d'autres charges de même nature, ils étaient