‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 857 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

non seulement leur emploi fut très restreint, mais il semble bien être allé en diminuant d'importance.

Relativement et sans limite de temps alors, leur but fut de servir, on l'a indiqué, à la répartition des connétablies. La relation des unes et des autres, connue par le tableau des escroettes, dressé, nous venons de le dire, vers 1250 environ ^, ne paraît ensuite avoir subi aucune modification. Chaque escroette renfermait à peu près également 7, 8 ou 9 connétablies et les six comprenaient un total exact de 48. L'étendue complète des subdivisions, par une analogie nécessaire avec les divisions, correspondait à peu près à toute l'agglomération, ne laissant de côté que de rares parties, ou débordant quelquefois sur la banlieue, avant tout par une application déjà signalée, très probable et très compréhensible, du principe de la densité de la population. En effet, à l'intérieur des murs, seuls deux côtés de la ville neuve également placés vers la sortie des eaux, sur l'une et l'autre rive, d'appartenance ecclésiastique, le Temple et le béguinage de Champfleury, peu ■ peuplés et nqn laïques'^. « n'estoient mie connestablies » ; au dehors, le seul village de la banlieue, probablement en vertu de sa situation spéciale, rentrait dans le même cas ^. Inversement, sur la rive droite et dans la partie amont, évidemment très habitée, deux districts paraissaient bien se trouver au delà de la seconde enceinte ^. Les limites précises et par conséquent les surfaces respectives de chacune de ces subdivisions en particulier, n'étaient d'ailleurs pas connues. Toutes avaient une dénomination tirée en général de l'élément réel qui évidemment avait amené la création du district et vers lequel il s'était concentré ; elle pouvait venir du sol ou de la voirie, être naturelle ou artificielle : soit « Li Cardonnois, Li Ausnois, En le Couture, A le Fontainne,

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