DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE
voirie les intéressait partiellement : c'est ainsi qu'ils s'occupaient du nettoyage des marchés, comme à leur « semonse » les teinturiers, par exemple, « portent le flaiel en tel liu que li rue n'en soit grevée ne li rivière ^ )\ L'organisation du service des incendies leur revenait absolument ^ : en temps ordinaire, ils avaient à « faire faire et warder » les instruments nécessaires « à la besoigne del fu >\ qui, conservés par districts, servaient cependant à toute la ville ; en cas de sinistres, ils devaient encore se trouver toujours présents : bref, leur intervention réelle ou personnelle était courante. Au guet du temps de paix se rattachait naturellement le régime militaire ^. Il avait aussi comme base absolue le district qui, en général, était représenté par une bannière, et spécialement il s'exécutait sous une forme également personnelle ou réelle. La répartition de « l'ost » avait lieu par connétablies, dont les chefs s'occupaient particulièrement pendant la paix de la préparation du matériel, mais avaient bien entendu pour tâche, au moment des guerres, de « sommoingnier » leurs hommes et de les « bien aparellier », en même temps qu'ils faisaient « carkier et mouvoir leurs caretes « ; d'autre part, le curage des fossés des fortifications était, surtout au xiii^ siècle, soumis à ce même sj^stème des subdivisions urbaines ^. Si enfin ces dernières n'avaient pas un rôle proprement économique, elles en possédaient un financier, uniquement, à vrai dire, en vue de la perception de l'impôt direct et surtout simplement à titre de cadre extérieur ^. Les listes des habitants devaient être établies par connétablies, et au moment de la levée de la taxe, c'était en fait d'après elles, « ordeneement >-, que les assujettis faisaient devant les échevins les déclarations verbales de leur fortune et sans doute alors les versements nécessaires, quoique ces derniers fussent remis