‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 862 sur 997 · Finances^, 113 ss · texte numérisé non relu

Finances^, 113 ss

directement, semble-t-il. aux officiers de finance généraux. Le rôle d'ensemble des districts était donc exactement policier, militaire et financier : il était avant tout passif d'ailleurs et relativement plus ou moins actif, car, toujours en raison de cette fin générale qui se montrait clairement, par exemple, dans Futilité commune du matériel d'incendie de chaque subdivision ^, les chefs de connétablies appliquaient et exécutaient uniquement, d'une façon locale, les ordres de portée urbaine du Magistrat. En fait, en 1284 ^, lors de la guerre de Douai et Lille, le pouvoir central lui-même envoya aux échevins une prescription concernant la police personnelle, qu'il leur signifia en outre expressément « de faire savoir aus gens dou commun par connestablies ». Par suite, sur la délibération du Magistrat, deux clercs « alèrent « aux connétables et leur ordonnèrent « de par les eskevins que il commandaissent par » toutes les circonscriptions d'exécuter l'ordre public. Leur situation générale d'intermédiaires était donc bien nette. En second lieu, les chefs de subdivisions pouvaient s'occuper séparément de leur quartier. A cet égard, seuls des exemples de fait nous sont connus. Pour la police de la voirie, on voit les agents en question ordonner de (( remachonner les planquiet en les rues » ou de « vestir les puch », ceux-ci d'une grande importance à ce moment ; pour la vie militaire, au commandement des échevins eux-mêmes, ils apparaissent comme se chargeant de refaire la (( tour de leur connestablie ^ ». Dans un but charitable, (( au command » encore du Magistrat, ils « wardent un orphene » et lui donnent « le vivre », pendant que sa mère est malade dans un hospice *, ou sont chargés, au besoin avec des exécuteurs testamentaires, de l'accomplissement de legs pécuniaires réservés presque toujours aux pauvres de leur quartier ^. Les détails manquent malheureu-

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