P.J. 28921-23 ; cf. ci-dessus
cette particularité curieuse d'avoir continué à subsister au cours de toute l'époque suivante.
Cette connaissance de l'action financière des connétablies est d'ailleurs, non seulement réduite, mais purement théorique. Aucun document de praticpie n'est resté à ce sujet et c'est ainsi (£u"en cas de déficit, les moyens d'y remédier sont inconnus et ne })euvent être supposés.
La division i)Ossible à son tour de ces districts demeure également incertaine. Un « quintenier du commun » est bien mentionné par hasard dans une circonstance de fait, où il semble s'attribuer un certain pouvoir sur le peuple ^ : peutêtre était-il un chef militaire, analogue par ce côté aux connétables, mais, selon sa dénomination, ne commandant qu'à une quinzaine d'hommes et par consé{{uent inférieur. Il est en tout cas très admissible que cette indication soit celle d'un élément de caractère purement personnel auquel rien de réel ne correspondrait.
L'origine première des connétablies est inconnue, mais, en général, ne saurait être, bien entendu, que spontanée ou administrative. Dans le premier cas, ces districts ne seraient donc que des sortes de « communautés spéciales » ou, d'une façon à la fois plus simple et peut-être plus exacte, des divisions (( naturelles » de l'agglomération ^. Mais il ne semble pas qu'il s'agisse de rien de tel dans le présent système. On ne peut, en principe, comparer les connétablies aux paroisses, par exemple, ([ui. on s'en souvient, jouèrent momentanément un rôle dans la constitution de 1368 ^. Les premiers districts ne doivent être considérés que comme une organisation tout à fait « mécanique », d'origine, de nature et de fin expressément urbaines, établie par le gouvernement de la ville, liée à cette dernière et fonctionnant dans son intérêt, sur tous ces points