‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 871 sur 997 · Cf. Gengler · texte numérisé non relu

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lA VIK UKJi.MNE VE DOUAI, I 50

Si cependant, entre les communautés « spontanées » et « artificielles », une dérivation et une équivalence font défaut, on ne saurait dire aussi qu'une opposition complète se manifeste, car précisément , l'explication précédente sur les districts urbains peut justifier leur réalité, mais non pas rendre compte de leur forme et de leur mode d'action. L'intérêt de cette organisation vient, en effet, non seulement de son existence, mais plus encore peut-être de sa nature et de son fonctionnement vraiment caractéristiques. A la rigueur, des collèges de gardes de justice ou d'inspecteurs économiques régulièrement répartis suivant les éléments de l'agglomération, apparaissaient bien, mais dans l'exercice de leur charge, quel qu'en fût le but, ils ne possédaient qu'une liberté juridique nulle ou médiocre. Au contraire, si l'existence même des connétables semble naturelle par la raison déjà donnée et d'autant mieux que des fonctionnaires quelconques auraient toujours été nécessaires jjour remplir leurs occupations, on n'est pas sans s'étonner des conditions administratives selon lesquelles ils s'en acquittaient, par suite surtout de la grandeur de la localité qui leur servait de cadre. En principe, que d'abord les chefs de la cité aient laissé à des chefs de quartier, fût-ce pour la gestion d'affaires n'intéressant que leur seule subdivision, une liberté j^resque, sinon tout à fait complète, paraît être déjà assez singulier ; qu'ensuite, ils se soient déchargés de l'exécution entière de certaines | de leurs attributions, expressément générales alors, sur ces î agents à simple compétence ultra-locale est plus étonnant encore ; enfin, il est tout à fait curieux que, par une conséquence non de droit, mais de fait, ils aient abandonné la gestion des deniers urbains se rapportant aussi bien aux secondes qu'aux premières des questions précédentes aux mêmes individus qui, surtout à cet égard, jouissaient d'un jDouvoir comparable à l'autorité que possédaient déjà leurs chefs : ainsi, dans la même ville^ fonctionnaient deux sortes d'administrations et de fiscalités superposées, où, de part et d'autre, le déveloi)pement singulier' pris dans les conditions qui vien-

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