‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 873 sur 997 · DEUXIEME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

seul 1, le sergent allait à cheval ; seul, semble-t-il, le garçon, on le sait, était accompagné ou non. Les frais de voyage étaient ])ayés par indemnités journalières, avec une diminution de moitié pour le jour du retour, et allaient d'une livre tournois pour les membres du Magistrat à S ou 10 deniers l^our le garçon.

Au xiv*" siècle, les indications deviennent j^lus abondantes. Les comptes, en effet, renferment toujours deux chapitres spéciaux relatifs à cette question, l'un concernant « les voies à cheval », l'autre qui se rapporte aux « vallets de piet alans hors pour le ville ^ ». Dans le premier cas, se montrent encore deux échevins ou au besoin d'abord deux anciens échevins C[ui, à l'époque bourguignonne, seml)lent disparaître au profit de membres de la commission financière ou de quelque « pencionnaire » ayant la charge des travaux urbains, mais alors requis uniquement en vue de ces messages ; le clerc pouvait l'être également. Leurs buts de déplacement étaient les environs de la ville, les cités de la région ou même Paris, dans l'intention d'y trouver leurs représentants propres dans les cours de justice, des collègues urbains, des magistrats, des officiers publics, des souverains ou des personnes quelconques même pouvant leur donner un renseignement utile dans les affaires les intéressant. Celles-ci naturellement touchaient, en général, à tout ce c[ui pouvait concerner « Testât de le ville là où elle heut à faire pour warder et deffendre le droit et les libertés d'ichelle ^ » : spécialement, travaux à exécuter ou matériaux à acheter aux alentours, puis, indications à prendre aui:>rès d'échevins, conseils à demander au pouvoir central ou affaires à régler avec lui, le tout, bien entendu, de

1. Ail sujet de ce rôle du clerc, Stein, Deutsche Stadfschrcihfr, 56-00.

2. Voy. les comptes « abreghies « de 1320-27, publ. Finances, P.J. 70", et joindre les autres comptes conservés jusqu'à la fin du xiv^ siècle : 1324-25 (Arch. comm., CC 199<", 1°) ; 1350 (CC 200*", 1°) et les six comptes bourguignons de 1391 à 1400 (CC 201-206); voy. à leur sujet Finances, XVI-XVII; nous ne pouvons qu'y renvoyer d'une façon générale, dans l'impossibilité d'en donner des extraits qui seraient à la fois trop longs et insuffisants.

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