‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 874 sur 997 · ce · texte numérisé non relu

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natures variées, et surtout rapports au sujet de procès, par suite, courtoisies à donner aux conseillers urbains, présents à offrir aux officiers publics pour payer les uns et se concilier les autres, la diversité était presque infinie. Dans l'ensemble, la variété aj)paraissait donc sous tous les points de vue : géographique, personnel ou réel.

Au sujet des « voies à pied ^ », les « gâchons » comprenaient d'abord, et semble-t-il, dès la première moitié du xiv® siècle, un « mesagier », véritable pensionnaire, mais qui n'était peut-être, sous un autre nom, que le successeur du « gachon » spécial précédemment nommé 2. Il était complété ou remplacé par un « varlet » de l'échevinage, avec d'autres individus du même genre. Comme buts de voyages, toutes ces personnes allaient également fort loin, au besoin jusqu'à Paris : à cet égard, cette espèce de « voies » ne différait pas, croirait-on, de celles que l'on exécutait à cheval. La nature des affaires, causes du déplacement, n'était pas non plus dissemblable, mais bien la fin du voyage, qui ne paraissait plus être une mission diplomatique, mais beaucoup plus simplement un port de (( lettres » : en d'autres termes, il ne s'agissait plus du traitement même des questions, mais des voies et moyens extérieurs pour y arriver ^. Le changement de qualité des intermédiaires explique bien aisément cette modification réelle. En général, cette catégorie de voyages n'en complétait pas moins la première.

Le paiement des uns et des autres paraît, dans l'ensemble, s'être effectué selon le même principe essentiel qu'à l'époque précédente, au xiii^ siècle, c'est-à-dire à la journée. Mais, sans qu'il soit utile d'entrer dans tous ces détails, on peut admettre que l'application était variable selon chaque série, que, d'une ])art, au sujet des voyages à cheval, la forme, les difficultés du déplacement venaient en ligne de compte et

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