‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 889 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

a) La police de la mile, La voirie. Les incendies.

La police de la voirie urbaine a donné lieu, au xiii® siècle, à d'assez nombreux règlements i. relatifs soit aux rues, soit à la rivière.

La première série de prescriptions concerne spécialement le dégagement ou la propreté des voies de communication.

D'une part, la cité, on le sait, était fort régulièrement bâtie, peut-être sans pittoresque, mais avec le but évident de la facilité des rapports économiques. Comme de plus la ville se trouvait en terrain plat, on interdisait de faire (( nouvieles caucies ^), si elles nétaient pas au niveau des existantes ^. Pour toutes^ on stipulait l'interdiction d'emporter de la terre, probablement afin de lutiliser pour les jardins privés ^. Au xiv^ siècle d'ailleurs, non seulement cette matière, mais de la u piere » et même des « quariaus » servaient à refaire les chaussées et en particulier leurs « traus * )). A l'égard des maisons et d'abord de leur alignement, on réglementait la quantité dont devait avancer tout ce qui faisait saillie sur la rue, « degrés, boukes, celiers. sièges, apentis, estaus » ; on supprimait par exemple les (c bouches traveseines des celiers », sans doute coupant plus ou moins la voie, par lesquelles il était possible de tomber dans les caves ^. Les clôtures permanentes empiétant sur la chaussée se trouvaient aussi interdites ^. Il n'en allait pas autrement des fenêtres qui ne devaient être situées qu'aux « haus estages "^ » : cette coutume assez singulière servait peut-être à protéger la propriété ou à interdire une vente frau-

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