‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 890 sur 997 · Pour l'époque suivante, on n'a que la seule P,J · texte numérisé non relu

Pour l'époque suivante, on n'a que la seule P,J

4. Voy. les comptes de 1324-25 (Arch. comm., CC 199"^, 3° début), et ceux de 1350 (CC 200«er, 3" fin), etc. ; joindre Finances, 282, n. 2^.

6. P.J. 72, § 13, peut-être aussi 9 ; dans la pratique, 1259.

902 LA YI^ URBAINE DE DOUAT

duleuse « ad fenestram ^ ». En ce qui concernait l'écoulement des eaux, les « euwiers » ne devaient pas avoir leur (( essent » sur la rue, mais dans la propriété même ; les « nocs », les gouttières, pouvaient « kier au dehors » non pas « vilenie et ordure », mais exclusivement « li plueve ki chiet d'amont » : ainsi, « Fessewement » extérieur était, suivant la matière, défendu ou autorisé », mais « li clere aiguë )-, le cas échéant, se promenait librement à travers la chaussée ^. On conçoit donc sans peine dans quel état les pluies, fréquentes, dans cette région, avaient la possibilité de mettre le sol de la ville, toujours naturellement gras, même lorsqu'il était pavé.

A vrai dire, elles offraient peut-être l'avantage de la laver. Ce n'est pas que l'idée de la propreté de la voirie fut absente de l'esprit du Magistrat. Sur ce sujet, il édicta force interdictions de répandre des ordures, désignées parfois sous des noms très crus : d'abord dans les rues ordinaires, déposées par le propriétaire devant sa propre maison, il avait pour les enlever jusqu'au samedi ; devant l'habitation d'autrui, il fallait les faire partir le jour même ; les tonneaux ou les cuves de vin vides ne devaient pas être laissées plus de trois jours sur la voie publique ^. Ensuite, pour les marchés et les halles, des précautions plus strictes encore étaient prises ^. Mais la saleté ou l'encombrement possibles des voies ne provenaient pas seulement du fait des hommes, mais de celui des animaux. Les plus habituels paraissaient être les « pourceaux ^ » : échappés fréquemment, croirait-on, des maisons où ils devaient à peu près cohabiter avec les propriétaires ^, ou ayant perdu tout maître, ils erraient plus ou moins (( sans warde » à travers les Tues ou surtout les marchés dans lesquels ils étaient assurés de trouver des débris leur fournissant une alimentation variée. Les règlements qui les concernent, il est significatif de le

1. Sur cette expression, voy. Mayer, Zoll, Kaufmannschaft..., 397 et n. 2.

3. P.J. 207-209, 211, 255i«-256i2, 429, 513*•^ 1477*-ii, ^^ 154440.

4. Marchés : P.J. 2481*, 25228-25334, 492', 1473^3.64 . halles, 210.

Page 1