‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 906 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — HISTOIRE JURIDIQUE

pied, en costume civil et la tête nue, faisait des gestes d'étonnement. Le type du sceau était par conséquent légendaire. Dans Texécution. le dessin n'eut d'ailleurs jamais de finesse. Un contre-sceau manquait. La légende du sceau même fut toujours (( Sigillum Duacensis communie », expression qui constitue, en somme, la désignation à la fois la plus abstraite et la plus générale de l'association dont il servait à authentiquer les actes. Son appellation première, que lui donnèrent les échevins, fut celle de « sigillum nostrum ^ » ; ils le nommèrent ensuite par exception « sigillum oppidi nostri "^ » et régulièrement « le grant seel de le ville ^, li grans seaus de le communitei de le ville '^, le grand seel de le ville et communité de Douay ^ », toutes expressions identiques comme analogues à celle de sa légende et ayant la même valeur et la même signification.

Aussi s'explique-t-on que son usage, surtout, on va le voir, en raison de la nature des actes auxquels il se rapportait, n'ait pu s'effectuer, au moins à partir de la constitution de 1368, qu'en appelant « les échevins et le communité à son de cloche... par leur assentement ^ ». En dehors des cas primitifs exceptionnels déjà cités et simplement semi-urbains, quand le sceau acquit une utilité vraiment communale, tout d'abord pendant la période du xiii^ siècle qui fut celle de son emploi exclusif précédant l'apparition d'autres sceaux, il devait, en principe, avoir un rôle général. On constate en effet son usage pour deux fins distinctes, qui ensuite passèrent au second sceau important de la ville, le seel aux causes :

certainement erronée, ainsi que Tattribution d'origine locale à saint Martin, qui faisait appeler ce sceau « le Martinet » (Voy. [Plouvain], Souvenirs... de Douai, 130).

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