O. R. F., V, 132-133, § 15 et 21, et P.J
3. P.J. 1534, titre, et Finances, 98, n. 3, 100, n. 6, 101, n. 2.
4. On sait d'ailleurs qu'il employait aussi le contre-scel aux causes ; voy. ci-dessus 922-923.
5. Voy. successivement : en 1297, Funck-Brentano, Additions au Codex, 385 ; en 1311, 0. R. F., XI, 424, § 6 ; et en 136S, id,, V, 134-135, § 33-34.
En troisième et dernier lieu, dans des conditions privées, des « bourgeois » choisis par exemple comme arbitres dans des débats entre la ville et d'autres juridictions, pouvaient ajouter aux sceaux des organismes les leurs propres^ : c'est ce que l'on constate pour le cas de Tournai déjà cité 2. Des sceaux de simples particuliers acquéraient ainsi momentanément une valeur administrative.
Trois genres de sceaux ont donc bien été en usage, comprenant, dans l'ensemble, six variétés. De celles-ci, trois d'abord furent officielles : la première, à l'origine d'emploi exclusif, fut toujours de fin essentiellement générale ; la seconde et la troisième, en un certain sens dérivations de la précédente, restèrent toujours chacune d'usage limité, l'une encore assez caractéristique et de réelle importance, l'autre simple partie de celle-ci et presque négligeable. Ensuite, deux sortes de sceaux privés, mais émanant de membres du gouvernement urbain, de nature mixte par conséquent, furent également employés. Enfin, de simples particuliers, agissant exceptionnellement à titre administratif, authentiquèrent aussi des ^ actes officiels de leurs sceaux i)ersonnels. De ces différentes espèces, la première seule se montre au xiii^ siècle, les autres n'apparaissent en somme qu'à l'époque suivante ^.
Un (( bancloke » se trouvait dans le beffroi à côté des deux cloches des échevins et des ouvriers '*. Régulièrement, chaque jour, les « waites » le sonnaient pour l'ouverture et la fermeture des portes. D'une façon extraordinaire, il servait à convoquer la communauté, soit régulièrement encore, et surtout en matière fiscale, pour l'usage du grand sceau ou annuellement lors de la reddition des comptes ^, soit exceptionnellement,