‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 928 sur 997 · DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. HISTOIRE JURIDIQUE

ces campagnes étaient plus au u porfit » qu'à « l'honneur » de la ville. I\Iais, dans des conditions déjà plus difficiles, la commune partait contre des u forains » régionaux, petits seigneurs qui, comme Gautier de Wargnies, l'avaient « deffié » et les hostilités pouvaient alors se terminer par des incendies de propriétés ou, amsi que dans le cas du « damoiseau » précédent, par des morts d'hommes ^. Venaient enfin les guerres proprement nationales, mais auxquelles la ville avait à participer d'une manière plus ou moins complète. D'une part, on sait seulement qu'en 1191 la commune envoya des troupes à Philippe d'Alsace 2, que de 1244 à 1255, sous Marguerite de Flandre, elle alla jusqu'à « VII fies en l'ost ^ », qu'en 1328 *, elle expédia à Philippe de Valois des <( gens d'armes tant à pie comme de cheval, cascun selonc sen estât », distinction qui confirme même le principe déjà posé, et qu'en 1340, lors de la campagne du Tournaisis, elle k eut des gens » encore « avecques » le roi « en son ost à Bouvines^». Mais, en dehors de ces quelques simples indications, tout renseignement précis fait défaut, quoique, par exemple, le rôle de Douai dans les guerres de Philippe le Bel ne soit pas douteux ^. Seulement, la particij)ation directe n'était pas obligatoire et alors deux autres systèmes devenaient possibles. Sur « le humble supplication » des bourgeois, que l'on ne spécifie d'ailleurs pas autrement, le pouvoir public les laissait dans leur ville pour y (( faire seurté et bonne garde » et les « tenoit pour excusez », sans aucune

les empechemens de le rivière et raporter les harnas des pesqueura à Douay, qui estoient trouvé empeechant le cours de l'iaue et là faire explois de justice » ; un autre a vu « les gens du roy... oster... teutes, cloyes, roisieus ne empecheeniens aucuns pour le cours de l'iaue » (Arch. comm., CC 151).

1. Pour Gautier de Wargnies, voy. plus haut 646 et en particulier P.J. 1003 ; joindi-e, en 1352, une autre affaire intéressante et qui se rapporte justement à des dévastations de biens faites par le sii-e d'Ecaussinnes dans le Hainaut (Publ. Brassart, S. F. W., 2^ série, t. I" (1881), 87-97).

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