‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 929 sur 997 · Cité Finances, 248, n · texte numérisé non relu

Cité Finances, 248, n

mention même de dédommagement pécuniaire à son profit ^ ; ou l'association obtenait « le respit de you que on ne fu à » tel endroit, moyennant alors le paiement d'une somme d'argent, ce qui n'empêchait peut-être pas la surveillance intérieure précédente : elle usait ainsi du ])rivilège bien connu de l'abonnement '^. La ville considérée comme telle ne manquait donc pas de moyens de se faire remplacer vis-à-vis de l'autorité centrale.

Le remplacement de provenance urbaine au contraire, mais d'application certainement individuelle, quoique peutêtre aussi collective, était également l'une des fonctions de l'autre élément de l'armée communale, composé des arbalétriers ou des archers à mains.

Les premiers seuls sont sufïisanunent coinius. Ils apparaissent dès la seconde moitié du xiii'' siècle, mais sous une forme documentaire extrêmement brève, purement de fait et double. A l'intérieur, au moment de la guerre de Douai et Lille, en 1284, ils servent à garder les portes urbaines ^ ; à l'extérieur, lors de la querelle des d'Avesne et des Dampierre, la ville en « envoie » aussi en Flandre "*. On ignore leur organisation, mais ces deux indications n'en sont pas moins précieuses à tous égards, parce que le double rôle, local ou non, qu'elles assignent à ces soldats, est exactement semblable à certaines manifestations (pie l'on connaîtra d'une façon plus précise dans le dernier quart du xiv^ siècle. C'est cpi'il faut descendre juscpi'à ce moment pour avoir une nouvelle mention des arbalétriers. Il n'y a guère de doute cependant qu'ils se perpétuèrent et qu'ils formèrent même j^lusieurs organismes dans l'interyalle ; et on peut conjecturer précisément ({ue ce furent cette pluralité comme les difficultés qu'elle dût entraîner, qui amenèrent le Magistrat à établir un nouveau régime. En effet,

2. Pour le xiii^ s. et plus exactement l'époque de Marguerite de Flandre, voy. Finances, P.J. 14^, ^, ^^ ; pour le xiV^ s., P.J. 1357.

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