Cf. ci-dessus 104, et joindre pltis loin le
tante, la police judiciaire ^, comporte une véritable collaboration des deux pouvoirs et, relativement même, est presque une chose publique qu'expliquent les droits déterminés de l'autorité supérieure dans la justice criminelle. Une même association - se retrouve, en principe, dans le service militaire, mais les rapports mutuels ne semblent jamais y avoir été spécifiés très exactement. Il n'y a cependant pas de doute que, du point de vue personnel, la ville ne doive « l'ost » au pouvoir central, quoiqu'elle puisse s'en racheter par le moyen connu de l'abonnement ; du côté réel, en raison de l'intérêt général des fortifications, l'autorité extérieure possède la faculté d'obliger la ville à les maintenir en bon état, d'autant mieux qu'au moins sous les ducs de Bourgogne, elle lui accorde parfois certaines sommes dans ce but. En temps de guerre, non seulement le représentant local de la puissance souveraine commande toujours l'armée urbaine avec le Magistrat, mais, au xiv^ siècle, il est probable que, par la nomination d'officiers militaires spéciaux, l'agglomération passe à peu près sous la dépendance pubhque ^. Dans l'ensemble, cette union paraît en effet prendre une importance croissante avec les grandes guerres des périodes française et bourguignonne, car elle est la conséquence toute naturelle du lien de la ville au territoire qui l'environne.
Elle rejaillit, bien entendu, sur les finances. Les rapports de cet ordre, d'un genre mixte, à la fois administratifs et économiques, sont particulièrement intéressants et on dirait même qu'ils résument à peu près révolution générale des relations entre les autorités locale et centrale. De prime abord, en effet, dans cette matière on ne peut pas distinguer assez soigneusement les deux époques précédant et suivant la révolution fiscale de 1296 à 1311 4. du moins en dehors des
1. Voy. le § 20. La police réelle est bien d'origine publique, mais elle est d'application féodale, et la police morale est piu-ement urbaine.