P.J. 8fin«; puis, 248«, 49tJ' et
opérations qu'après avoir laissé le temps aux acquéreurs ordinaires de terminer les leurs. La raison bien probable de cette restriction est qu'ils n'exécutaient leurs achats qu'en grandes quantités et qu'on voulait empêcher ainsi tout accaparement de leur part. Bien qu'on ne puisse donner de preuve directe de ce mode d'acquisition, non seulement la règle précédente, mais la limite apportée dans certains cas au chiffre des échanges et enfin le terme même de « grossiers » paraissent bien être des preuves en faveur de cette conjecture. Quant au but de leur commerce, deux fins seules étaient naturellement possibles, l'écoulement sur place ou la réexportation. Or, en raison, tout à la fois, de la nature des marchandises qui, étant des objets alimentaires, devaient être rapidement consommées, de la difficulté des communications dans le plat pays augmentant la longueur des transports et, enfin, de l'inutilité d'j- ramener des denrées qui en provenaient certainement j du moins en grande partie, les revendeurs ne peuvent être considérés comme s'intéressant au commerce extérieur. Ils servaient sans doute beaucoup plus simplement à l'approvisionnement urbain, soit repassant leurs marchandises en quantités plus ou moins considérables à d'autres marchands locaux qui les écoulaient au détail aux consommateurs, soit vendant au détail aussitôt à ces derniers eux-mêmes ; nous venons de les voir en effet, le cas échéant, faire leurs achats pour le compte d'autres individus qui ne pouvaient être que des marchands ou des particuhers'. Ceux des uns et des autres qui, pour un motif quelconque, n'avaient pu ou voulu .se rendre au marché, venaient chez des revendeurs. En un mot, ceux-ci servaient d'intermédiaires entre les importateurs forains et les consommateurs locaux. Telle serait, du moins, l'hj-pothèse la plus admissible -.
Le caractère essentiel de la réglementation de la revente paraît être de comprendre un ensemble de mesures restric-