‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 112 sur 993 · Voy. plilH lukut .'i? et I · texte numérisé non relu

Voy. plilH lukut .'i? et I

n. P.j. 24fl'.». 204', 208». 340".

mesures légalement « ensegnies ^ », les drapiers et les tisserands « boens pois et loiaus ^"^ ». D'une façon plus précise, le marchand de sel, spécifiait-on *, devait également avoir des mesures (( droites et loiales, gaugies et signés deuement », qu'il maintiendra en état ; aussi les lavera-t-il chaque samedi ; naturellement, on lui prescrivait enfin de ne pas « mesurer sel, se nest à ces droites mesures ». De même, faudra-t-il que les matériaux de construction soient « à le gauge de le ville ' » ou qu'on livre du bois « à le droite loiure et à le droite claviere de Douav * ». Bref, on ne devait rien mesurer ni peser, en somme, rien échanger, que selon le système de l'administration : de cette manière seule on vendra raisonnablement '. Le principe juridique est donc aussi net que possible. Quant à l'application technique et tout d'abord au point de savoir s'il exi.stait dune façon réelle un en.semble urbain de poids et mesures particuliers à Douai et usités uniquement en cet endroit *. ou si l'organisation employée dans la ville n'était qu'une réunion d'instruments utihsés en même temps par ailleurs et ne possédant ain.si qu'une sorte de valeur nominale, c'est ce qu'il est tout à fait impossible de préciser. Les deux cas sont réalisables. Mais on ne peut trancher la difficulté que par une connaissance exacte de toute la métrologie flamande et par la comparaison des sj'stèmes douaisiens et régionaux : or, c'est ce qu'on ne saurait faire encore à aucun degré. Cependant, il existait certainement une variété localede poids et surtout de mesures, mais nous ne connaissons les uns et les autres que par des mentions documentaires accidentelles, alors qu'aucun règlement ne leur est en particulier consacré.

1. P.J. 271^ 346*. 547 11'^ ; cas de pratique intéressants, 1397, 1520 — Cf. pour le Poitou, Bois-sonnade, Le Poitou, I, 126-127.

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