l'.I. 42fl
9. J'.J. 602. 707. 70». 711. 723; pour labb* d'Anchin. voy. doux IcttrM dp 1272 ot <1p 12MK. indiquéoa p. prcci'-dpnto. n. 0.
tels que l'évêque de Cambrai ^, ou même des bourgeois douaisiens ^, sont continuellement cautions les uns des autres dans des conditions de détail variables et inutiles à énumérer : or, si tel personnage fort besoigneux comme le comte de Flandre, qui apparaît sans cesse, est « raplegie » par d'autres, son cas est bien entendu très clair, mais même s'il sert en persoime de pleige. ses intentions ne doivent pas être moins nettes, car il n'emploie évidemment la plégerie que pour se dissimuler derrière autrui. Une application intéressante de la garantie apparaît dans un acte assez spécial * se rapportant à un emprunt fait par l'abbease de Maubeuge, « por » laquelle les échevins et les « preudommes » de deux de ses villages, voisins de Douai, « ont encovenent » la somme prêtée vis-à-vis du créancier, bourgeois douaisien : si ce dernier n'est pas remboursé en temps voulu, ils rendront chaque semaine 10 s. par 100 Ib. manquant jusqu'au remboursement du prêt. Mais, sauf dans ce cas, le piège était certainement toujours l'emprunteur réel.
Les membres de l'association pouvaient être avec les emprunteurs co-emprunteurs. ou être emprunteurs « pour » eux, ou être leurs pleiges ^ et enfin, le plus généralement, leurs créanciers. Quelquefois aussi, au sujet d'une cité voisine célèbre par son commerce de la banque, ils furent co-créanciers avec un bourgeois d'Arras ou pleiges vis-à-vis d'un semblable individu qui était donc le prêteur direct '. Cependant, bien que la viUe en question fut par excellence un centre de banquiers, son administration communale fît en 1294 un emprunt à un Douaisien *. Et, dans cet ordre de choses, on peut ajouter qu'en 1260, des habitants sont nommés comme porteurs de rentes à vie sur la ville de Montreuil '. Du point