Rfruril n" 282' ; cf, n" 224l
16fi LA XIE URBAINE DE DOrAI
suivie le système contraire, puisque le créancier témoignerait d'une part d'une confiance et d'une loj-auté qu'il ne montrerait pas de l'autre. Quant à supposer que c'était au contraire le prêteur qui fournissait des gages, ce ne .«erait guère admissible. La question dune définition exacte de lu.sure demeure donc assez difficile.
Enfin, si la totalité en somme des emprunts précédents était consentie par des Douaisiens. on a cependant déjà constaté que pour quelques avances faites à de grands seigneurs du dehors, les prêteurs locau.x devenaient co-prèteurs ave? des étrangers ou même simplement leurs pleiges *. En l'espèce, leurs auxiliaires ou les titulaires étaient assez naturellement des gens d'Arras. Avançant encore d'un degré, les Douaisiens allaient parfois jusqu'à leur emprunter de l'argent *. Les prêts de ce genre n'offrent, au reste, absolument rien de caractéristique pour le fond, et ils ont ime forme absolument comparable à celle des pièces nous rapportant des emprunts consentis par les Douaisiens : ils étaient payables à Douai, obsersera-t-on ; mais seul, en somme, leur principe est à noter.
Le but presque exclusivement juridique de tous ces textes de prêts et leur absence à peu près complète d'intérêt économifpu' ou social ne permettent pas rie tirer des remarques précédentes des conclusions un peu précises sur « la vie pécuniaire » dans l'association. I^e fait le plus essentiel est, au mni)is pendant longtemps, le rôle considérable des patricien.< comme |)rèteurs d'argent : h cet égard encore, les administrateurs juridiques de la communauté en étaient vraiment aussi les chefs économiques et leur influence non seulement dominait dans la ville, mais rayonnait au dehors. D'eux put déjM-ndre souvent l'existence de personnages fort importants de la région et même celle du n sire de la t<'rre de Flandre ». Mais peut-être doivent-ils être lisnimilés surtout à des gens riches voyant dans ces opérations une sorte de pivsse-temps