P.J. 101.5, au dc^but
2. Arrêt du 22 juin : « quia per... inqviestani repertum est dictes scabinos et habifantoH diftarum sox villarinn pliirps excessus... dictis religiosis... fecisso, contra «ardiam et manuin regi.s [dans laquello le monastère était spécialement placé (voy. le début de l'acte) : de là Tamende envers le roi] oiiria nostra ip.sos... in quingentls Ib. tur. nnbis et in diicentis Ib. dictia relitrifxi'H applicando... condempnavit et ad relieiendum munini... » (Arch. Nalion., registre X'''*, fui. 177'-17!l, (in).
188 LA VIE URBAINE DE nOFAI
Si de la voie navigable nous passons à la navigation, tout d'abord la construction des bateaux nous est presque entièrement inconnue. On mentiomie seulement, en 1395 ^, un (i carpentier de nefs » qui vend à un « navieur » une nef dite « Li Grande Margot » pour la somme, assez élevée, sembk--t-il, de « 200 frans d'or franchois » : l'acte est aussi clair que possible et les deux individus en rapport ont des professions bien significatives : l'un construit le bateau, l'autre l'utilise. Certaines nefs étaient donc i)ien lancées à Douai même, mais comme toutes devaient circuler entre cittc localité et la Flandre flamingante, il est possible que d'autres soient venues de cette dernière région. On le tléduirait. dès 1271, dans le tonlieu de la Scarpe de la comtes.se Marguerite, des mentions que renfeniiciit l(>s wienages appartenant spécialement à la partie douaisienne de la rivière, mentions qui se rapportent aux droits perçus sur inie « novele neif pour sa bien venue » : ces bateaux nouveaux ne pouvaient guère arriver que du côté de Tournai *. En outre, les « forains », qui, dès le xm* siècle, prennent « l'euwage » au châtelain, en fait, à la fin de l'époque suivante, sont, pour la plupart, originaires des environs de Marcliiennes •' : leurs nefs ou leurs barques ont été évidemment con.struites dans la région d'iiabitation des propriétaires. Mais tout détail précis fait défaut à ce sujet.
La struet\ire des bateaux en général ne nous apparaît qu'assez mal. La matière première se composait naturellement de " plankes » ou " ais ». l'ii seul de ces derniers, à la rigueur, pouvait constituer « le fons * ». Moins obligatoire était 'I le toutlcinbourc ». mais, à vrai dire, on ne saurait en doiuu'r de détiuilion tant soil peu précise''. En tout cas,